Personne ne doit plus se sentir abandonné
À Noël nous accueillons Jésus, un Messie pauvre.
Une seule flamme continua à briller ! Toujours ! « Je suis la lumière de l’espérance » dit-elle. C’est moi qui vous permet de tenir pendant les moments de tristesse, de découragement. Je suis la lumière qui jaillit dans la nuit, dans le doute, dans le froid pour illuminer les terres humaines. Je suis le petit enfant de Bethléem qui sème et qui sème encore, et qui rallume toutes les vies éteintes… et je serai toujours là !
C’est ce qui nous a été rappelé tout au long de cette année, avec le Jubilé de l’Espérance.
Et c’est ce que nous rappelle le pape Léon en disant : « personne ne doit plus se sentir abandonné »
À Noël naît l’espérance, vraiment, et elle est pour tous. Jésus, pauvre, sur la paille. Les enfants des écoles catholiques l’ont entendu pendant le temps de l’Avent. Jésus s’est fait tout proche, encore une fois, là, sur la paille. À nous de nous approcher de Lui.
Avec les adultes qui se préparent au baptême c’est le titre du document qui les accompagne : RENCONTRE avec Jésus le Christ. Nous pouvons désormais le rencontrer. « Personne ne doit plus se sentir abandonné. » C’est bien d’une rencontre dont il s’agit.
Je lisais le témoignage de Gwendal, 17 ans, apprenti boulanger. Il avait pourtant été bien présent dans sa paroisse, chef scout, servant d’autel, investi dans les maraudes… mais pour finir il avait tout laissé tomber. Baptisé oui, chrétien oui, mais il n’avait pas rencontré Jésus. Un après-midi d’hiver, après une matinée à la boulangerie, Gwendal s’arrête à la petite chapelle étudiante du 13e à Paris. Comme ça en passant. Et c’est alors que devant le tabernacle de cette petite chapelle glacée, il s’est tout à coup senti envahi d’une chaleur immense. Puis les larmes sont montées, abondantes. L’air s’est fait léger autour de lui. En sortant de la chapelle, Gwendal a séché ses yeux. « Je me suis dit que Dieu était amour. »* Il l’avait enfin rencontré.
« Personne ne doit plus se sentir abandonné »
L’écrivain Frédéric Boyer* dit à propos de Jésus : « Jésus est le Dieu familier du quotidien, celui des chemins et des cours de récréation, des auberges et des places publiques. […] Il parle de l’humanité, des femmes, des enfants et des hommes. De toutes les couches sociales, de tous les milieux dans une société très divisée, entre maîtres et esclaves, puissants et faibles, hommes et femmes, enfants et adultes…
Alors dans les Évangiles c’est Jésus qui dit à ses contemporains : Les enfants, libérez-les; les femmes, parlez-leur, reconnaissez-les dignement en tant que personnes et interlocutrices ; les pauvres, secourez-les, considérez leur dignité ; les infirmes, les malades, les fous, les malheureux, rendez-leur la confiance qui est en eux ; les criminels, petits ou grands, ne les réduisez pas à leurs seules fautes ; les méchants, les violents, opposez-leur votre amour…
Avec Jésus « personne ne doit plus se sentir abandonné »
Les bergers en ont été les premiers témoins. Le prophète Isaïe l’avait deviné : Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. Paul le disait en d’autres mots : la grâce de Dieu s’est manifestée pour que se réalise la bienheureuse espérance. Et nous l’avons chanté.
Grande nouvelle : avec Jésus « personne ne doit plus se sentir abandonné. »
AMEN
*La Croix l’Hebdo samedi 20 décembre 2025, page 26 et page 22