Tous ceux, qui en tout lieu, invoquent le nom de Jésus
(1 Co 1, 1-3)
Nous l’avons entendu dans la seconde lecture : « Avec tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, leur Seigneur et le nôtre. À vous, la grâce et la paix, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. »
Voilà une invitation de la part de saint Paul qui ouvre à l’unité. Tous ceux, qui en tout lieu, invoquent le nom de Jésus.
Bien évidemment saint Paul n’aurait jamais imaginé que 2 000 ans plus tard il y ait une telle diversité chez les chrétiens et que nous soyons si loin de l’unité : catholiques, anglicans, luthériens, orthodoxes, baptistes, pentecôtistes… et je m’arrête là puisque qu’un Allemand explique dans la préface de son ouvrage *(qui date de 1961, imaginez aujourd’hui), qu’il a eu la patience nécessaire pour dresser, en douze ans, le répertoire des 2 639 Églises ou sectes chrétiennes existant dans le monde. Nous sommes si loin de l’unité.
C’est une vraie chance pour nous d’avoir pour l’Église catholique ce ministère de l’unité qu’est le ministère du pape.
Tous ceux, qui en tout lieu, invoquent le nom de Jésus.
Le verset biblique retenu pour la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens cette année est aussi tiré d’une lettre de saint Paul quand il écrit aux Éphésiens (4,4) « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance. »
L’unité est au cœur de Dieu et donc doit être au cœur de notre identité chrétienne.
Dans la Bible, l’appel de Dieu à l’unité résonne depuis toujours. Dans l’Ancien Testament, Abram invite Lot à respecter la volonté de Dieu qui est que la paix et l’harmonie règne entre les fidèles : « Qu’il n’y ait pas de querelle entre moi et toi, mes bergers et les tiens : nous sommes frères » (Genèse 13,8). L’appel d’Abram à l’harmonie et au respect mutuel, malgré l’éventuelle séparation des deux hommes, souligne l’importance de vivre en paix. Cette instruction divine se poursuit dans le Lévitique 19,18, où Dieu ordonne : « Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune à l’égard de ton peuple, mais tu aimeras ton prochain comme toi-même : je suis l’Éternel. »
Ces commandements nous rappellent que le pardon est essentiel pour maintenir l’unité parmi les croyants. Les Psaumes célèbrent la beauté de l’unité au sein du peuple de Dieu : « Oh ! quel plaisir, quel bonheur de vivre en frères et d’être unis ! » (Ps 133,1).
Seigneur Jésus,
qui à la veille de mourir pour nous,
as prié pour que tous tes disciples
soient parfaitement un,
comme toi en ton Père,
et ton Père en toi,
Fais-nous ressentir douloureusement
l’infidélité de notre désunion.Donne-nous la loyauté de reconnaître
et le courage de rejeter
ce qui se cache en nous
d’indifférence, de méfiance,
et même d’hostilité mutuelle.Accorde-nous de nous rencontrer tous en toi,
afin que, de nos âmes et de nos lèvres,
monte incessamment ta prière
pour l’unité des chrétiens,
telle que tu la veux,
par les moyens que tu veux.En toi, qui es la charité parfaite,
fais-nous trouver la voie
qui conduit à l’unité,
dans l’obéissance à ton amour
et à ta vérité.Amen
*D’après l’abbé Couturier
AMEN !
*GRÜNDLER (Johannes). – Lexicon der christlichen Kirchen und Sekten Berücksichtigung der Missionsgesellschaften und zwischenkirchlichen Organisationen. 2 Bd. – Wien, Freiburg, Basel, Herder, 1961. – 23 cm, 5, XV-I378 221 p.