Homélie du 2e dimanche de Carême


5 mars 2026

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dimanche 1er mars 2026 :
Notre conversion paroissiale passe par cinq essentiels

Notre Carême 2026 : un temps de conversion personnelle et paroissiale

Notre Carême 2026 : un temps de conversion personnelle et paroissiale

Pour notre deuxième semaine de carême il est donc question du mot FORMATION.

Et la première remarque suffit à mon propos : Est-ce que ma vie au cœur de la paroisse me fait grandir comme chrétien ?

Derrière le mot formation il ne s’agit pas d’acquérir du savoir, d’être un intellectuel de la foi chrétienne. J’oserais presque dire qu’il y a des savants chrétiens qui pourraient être de tristes témoins. Il s’agit bien de grandir dans la foi.

Nous l’avons entendu avec l’Évangile : Pierre, Jacques et Jean sont témoins, non pas d’un long discours, ou encore d’une longue catéchèse ennuyeuse, ils voient Jésus qui fut transfiguré devant eux ; le visage de Jésus devint brillant comme le soleil. Et Jésus va même jusqu’à leur dire : « Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité. »

C’est seulement après la Résurrection de Jésus que les apôtres seront capables de mesurer ce dont ils ont été témoins. Et d’ailleurs Pierre le dira bien après Pâques : « ce n’est pas en ayant recours à des récits imaginaires sophistiqués que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais c’est pour avoir été les témoins oculaires de sa grandeur. Nous l’avons vu sur la montagne sainte, nous avons entendu la voix du Père : une voix qui disait : « Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé ; en lui j’ai toute ma joie. » Cette voix venant du ciel, nous l’avons nous-mêmes entendue quand nous étions avec lui sur la montagne sainte. »

Il s’agit donc de grandir dans la foi, se former pour approfondir ma vie de prière, ma vie de disciple-missionnaire. Comment ma foi fait de moi un témoin ?

Nous étions à Paris mardi et mercredi avec 31 jeunes collégiens et lycéens. Qu’est-ce qui a été le plus formateur ? La beauté de la cathédrale Notre-Dame ? Pas sûr. L’impressionnante basilique de Montmartre ? Peut-être pas non plus… mais peut-être davantage la rencontre de témoins. La figure de saint Vincent de Paul, ou encore de saint Théophane Vénard, de Marie évidemment. De ces lieux invitant au silence, à la prière. Que des jeunes se lèvent à 3 heures du matin (et c’est bien eux qui en ont fait le choix, je ne les ai surtout pas influencés). Qu’ils se lèvent à 3 heures du matin pour passer une heure dans la basilique de Montmartre, c’est peut-être plus formateur que n’importe quelle catéchèse.

Est-ce que ma vie au cœur de la paroisse me fait grandir comme chrétien ?

En accueillant les catéchumènes à l’entrée de l’église ce dimanche, à la question : que demandez-vous à l’Église de Dieu ? Leur réponse était : nous demandons la foi. Avoir foi en quelqu’un c’est bien mettre en lui sa confiance, le prendre pour compagnon.

On relisait une parole du pape Benoît XVI : L’homme qui se tourne vers Dieu ne devient pas plus petit, mais plus grand, car grâce à Dieu et avec Lui, il devient grand, il devient divin, il devient vraiment lui-même. L’homme qui se remet entre les mains de Dieu ne s’éloigne pas des autres ; au contraire, ce n’est qu’alors que son cœur s’éveille vraiment et qu’il devient une personne sensible et donc bienveillante et ouverte. Plus l’homme est proche de Dieu et plus il est proche des hommes.

Est-ce que ma vie au cœur de la paroisse me fait grandir comme chrétien, comme disciple-missionnaire ?

AMEN